Les couleurs de l’émotion
Livre blanc

Le 26 mai 2020

 

Comment la palette de couleurs d’un film nous influence-t-elle ? Après avoir lu ce 1er livre blanc proposé par Coxi, vous comprendrez pourquoi vous êtes sorti romantique d’Amélie Poulain, perturbé de Matrix et énervé de Mad Max !

Les couleurs nous font du bien…

Et bien plus qu’on ne peut l’imaginer, car leurs influences jouent dans notre inconscient. Les neurosciences montrent des réactions et des humeurs associées aux couleurs. Les couleurs ont une réelle influence sur nous, que ce soit physiologique ou psychologique.

Dans un film, c’est un élément aussi important qu’un angle de vue, un mouvement de caméra ou un jeu d’acteur pour transmettre une émotion, une atmosphère, un message ou une information.

Nous avons toujours une réaction psychologique aux couleurs, qui peut être utilisée dans la narration d’une histoire.

Mais utiliser les couleurs est un travail délicat !

Il n’y a pas de guide définitif pour utiliser une couleur. Une couleur est souvent utilisée pour engendrer une réaction spécifique, mais ce n’est pas si simple. Par exemple :

• le rouge peut être utilisé comme symbole de puissance, violence, cruauté, mais aussi pour illustrer passion et amour.

• Le vert est apaisant, symbole d’espoir et de fertilité, mais aussi dérangeant et vide de vie, symbole de monstruosité.

 

Des possibilités infinies…

3 facteurs déterminent une couleur :

• la teinte : rouge, vert, bleu…

• la saturation : l’intensité de cette couleur (vibrante ou pâle)

• la luminosité

Cela donne une palette infinie à utiliser le long de la narration avec deux buts principaux : créer des équilibres et des déséquilibres.

Des schémas récurrents…

Certaines combinaisons de couleurs fonctionnent mieux que d’autres dans la narration d’un film. Voici trois exemples de schémas courants :

Le schéma analogue :  les couleurs sont similaires, elles ne contrastent pas les unes avec les autres. L’image est douce, agréable à regarder.

Le schéma complémentaire : les couleurs opposées sur la roue se complètent, augmentent le contraste pour créer de la profondeur et mettre en valeur des éléments ou personnages.

Le schéma triadique : toutes les couleurs sont à égales distances sur la roue des couleurs, ce qui accentue la sensation de chaque couleur individuellement :

Le déséquilibre : 

Un point de bascule dans l’histoire est créé quand une nouvelle couleur apparaît dans le schéma. Le déséquilibre provoque la sensation d’un changement. Le déséquilibre peut aussi être utilisé pour attirer l’oeil sur un détail.

L’utilité de la couleur lors de la narration

Les couleurs peuvent être utilisées pour appuyer la narration de deux façons :

L’association : 

Que ce soit avec le même schéma tout au long du film ou la répétition de couleurs différentes, une certaine couleur va être associée dans l’inconscient du spectateur à un personnage ou une idée. A chaque fois que cette couleur va apparaître à l’écran, le spectateur établit la relation.

La transition : 

  • d’époque : des couleurs pâles, des tons sépias sont utilisés pour nous plonger dans une vieille photographie du siècle passé.
  • de lieu : des tons jaunes, oranges sont utilisés pour représenter des univers chauds ou des pays tropicaux.

  • d’idée : l’évolution du protagoniste à travers le temps. The Last Emperor : le personnage découvre le monde et la palette de couleur s’enrichit avec lui. Elle passe du rouge au orange puis du jaune au vert.

Il y a une raison aux choix des couleurs dans un film

La prochaine fois, essayez de trouver le schéma utilisé et son impact sur vos sensations. Trouvez les associations et les transitions, comment ces couleurs évoluent avec l’histoire. La couleur est probablement l’outil le plus subtil et le plus difficile à manier pour raconter une histoire.

Bien utilisée, elle peut remplacer les mots…

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