Le pouvoir
des couleurs

Le 12 février 2020

Quand une fresque en couleurs géante sur les façades d’un quartier marginalisé permet de diviser par plus de 2 son taux de criminalité…

Et si la couleur pouvait être un vecteur de cohésion sociale ? Et si le street-art pouvait transformer la peur de la mort en joie de vivre ? C’est le pari fou et pourtant réussi que s’est lancée la municipalité de Pachuca, au Mexique. Confronté à la violence dans son quartier pauvre de Palmitas, la commune a mandaté le collectif Germen Nuevo pour repeindre les façades des habitations.

5 mois de travail pour un résultat spectaculaire, beau… et surtout efficace ! En redonnant des couleurs au quartier, cette fresque a surtout redonné goût à la vie à ses 1800 habitants. La preuve : le taux de criminalité a diminué de 75% en 2 ans, le nombre d’emplois créés a augmenté et le tourisme a explosé.

On ne soupçonnait donc pas les effets que la couleur pouvait avoir sur nos comportements, notamment psychiques. Le designer Jean-Gabriel CAUSSE fut d’ailleurs l’un des premiers à faire l’apologie de la couleur dans son livre publié en 2014:  « L’étonnant pouvoir des couleurs ». Oui, les gammes chromatiques jouent un rôle sur notre bien-être ! C’est ce qu’on appelle d’ailleurs la chromothérapie. C’est notamment dans ce cadre que le designer a déterminé les couleurs de l’Espace Méditerranéen de l’Adolescence de l’hôpital de pédopsychatrie de Marseille en fonction des pathologies des enfants. Les murs ainsi recolorés ont contribué à améliorer l’état psychologique de ces adolescents.

Comment alors ne pas boire les paroles de J-G CAUSSE ? « Le blanc est la pire couleur pour un environnement de travail. Le bleu encourage l’imaginaire et le rouge permet de gagner ! ».
Pour ceux qui connaissent les locaux de Coxi, vous comprendez donc mieux pourquoi tant de tableaux et fresques colorés ornent nos murs…

 

Source : influencia.net

 

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