Coxi et la première appli mobile NFT

Le 22 avril 2022

Dans les coulisses d’un appel d'offre…

Derrière cette vidéo, il y a des heures de réflexion sur le positionnement, des multiples ratures avant d’arriver aux bons messages, des dizaines d’essais sur l’univers graphique… Bref, découvrez le récit d’un appel d’offre chez Coxi… comme si vous y étiez !

Aujourd’hui, on vous emmène dans les coulisses de Coxi, ou plutôt dans ce qui fait le quotidien d’une agence de pub : les compétitions.

Vous savez, ces briefs sur lesquels plusieurs agences planchent durant des jours.

Ces sujets qui excitent les stratèges et dopent la créativité des directeurs artistiques. Ces projets qui donnent du peps à une équipe autant qu’ils angoissent les managers : on connaît le bénéfice d’une compétition gagnée, mais quel est le coût d’une compétition perdue ?

Nous sommes en plein mois de janvier quand un nouveau brief tombe sur le bureau. Et le projet en question a tout pour offrir un bol d’air frais à l’équipe… Il va falloir mettre le bleu de chauffe !

L’annonceur : ARTRADE, le premier réseau social écofriendly sur lequel chacun peut exposer, négocier, vendre, acheter et collecter des NFTs autour de l’art. Le meilleur de la technologie et du monde artistique réunis dans une app. Un secteur complexe mais qui attise notre curiosité…

Le sujet ? Imaginer le territoire de communication qui servira le lancement de la marque sur le marché. Du fond, de la forme, tout y est !

Très vite, les premiers échanges fusent en réunion du lundi matin : « Qui connaît Artrade ? », « Comment ça marche les NFTs ? », « On doit capitaliser sur leur univers ultra high-tech ? », « On leur propose une ligne édito pour Instagram, non ?… »

Nous apprenons qu’en face de nous, Fred & Farid, une agence parisienne réputée, fait également partie des agences qui planchent sur le brief. La tâche s’annonce rude !

Les axes stratégiques

Une équipe de plusieurs concepteurs-rédacteurs, directeurs artistiques et social media manager se constitue. D’abord, après un long brainstorming et travail de renseignement sur la marque, plusieurs axes de communication se profilent. Nous en sélectionnons 3 !

Le premier, porté par le claim « THE ART CHANGER », offre une approche presque sociétale : par ses caractéristiques économiques, sociales, écologiques… Artrade révolutionne l’art numérique.

Le second axe met l’utilisateur au centre. Une approche « user centric » incarnée par le claim « ART IS YOURS », qui rend l’art à ceux qui le font vivre : les artistes et les acheteurs.

Enfin, le troisième axe retenu propose une vision plus autocentrée, qui positionne la plateforme Artrade comme « THE place to be » pour les artistes et les investisseurs. Le claim résonne comme une évidence : « HERE WE ART »

Les axes stratégiques étant désormais définis, les équipes créatives peuvent avancer. Les concepteurs-rédacteurs gribouillent leurs premiers mots pour raconter le storytelling de la marque, valorisier ses atouts, imaginer les posts dédiés aux réseaux sociaux. En parallèle, les directeurs artistiques décortiquent Pinterest, Behance, Getty à la recherche de tendances graphiques.

 

L'univers graphique

Un parti-pris se dégage : l’utilisation de typos en surbrillance et d’illustrations aux effets « néon ». L’univers coloriel s’inspire du site web de la marque. Bref, la direction artistique se veut avant tout « futuriste ».

Nous sommes à une petite semaine de la présentation. Emmanuel, directeur de création, entre dans le bureau des créatifs : « Je crois que j’ai le key visual ». L’idée fait mouche au sein de l’équipe : comment mieux représenter le meilleur de l’art et de la technologie, si ce n’est en illustrant les mains de Michel Ange dans un univers futuriste ? Plus que jamais, Artrade peut le proclamer : « Here we art » !

Les déclinaisons

Une question se pose alors : comment créer l’effet « whaou » lors de notre présentation, et ainsi marquer des points face à une agence comme Fred & Farid ?
L’équipe se met en mode « commando ». Nous avons 4 jours pour rédiger un script et produire une vidéo qui illustrera le territoire de communication de Artrade. Adrien, motion-designer à l’agence, est mis sur le coup. Le résultat est plutôt convaincant, même si forcément, certains détails sont à régler.

La présentation approche, nous ne sommes plus qu’à quelques heures.
Dernières relectures, répétition générale, pendant que les graphistes peaufinent les mock-up qui permettent à l’annonceur de mieux se projeter. Ultime call avec KLOX, régie d’achat d’espaces qui répond avec nous sur ce dossier en apportant ses compétences média trading

La visio peut démarrer : de l’autre côté de l’écran, les fondateurs de Artrade. L’échange est fluide, la présentation se déroule sans couac.

Fin de l’entretien : la pression retombe. Le sentiment du travail accompli nous anime, malgré le fait que nos interlocuteurs n’ont que très peu réagit à nos pistes créatives, préférant d’abord échanger avec leurs équipes. La prudence est de mise quant à la suite de l’aventure… De notre côté, pas le temps de tergiverser : d’autres projets nous attendent : mutuelle, laboratoire pharmaceutique, jardinerie, collectivité… Les sujets sont variés, et parfois très loin de l’art et de la technologie ! Qu’importe, c’est là toute la richesse de notre métier !

Ce n’est que quelques semaines plus tard, courant mars, que nous apprendrons la mauvaise nouvelle. Artrade ne retient pas nos propositions, sans donner plus d’explications… Frustrant ! Heureusement, notre quotidien nous a appris que la plus grande gloire n’était pas de ne jamais tomber, mais de toujours se relever…